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Quels critères pour un micro USB ou XLR adapté à la visioconférence et au podcast

Par Maxime
5 minutes

Bien choisir son microphone pour la visioconférence et le podcast : USB ou XLR ?


Entretenir des conversations claires en visioconférence, enregistrer des podcasts de qualité ou produire des contenus audio pour la famille demande un matériel adapté, même quand on débute. Avec la généralisation du télétravail et l’essor des rendez-vous digitaux, la question du microphone revient en tête : faut-il opter pour la simplicité du micro USB ou miser sur un micro XLR « pro » ? Comment s’y retrouver sans exploser son budget, tout en restant attentif à la compatibilité et au confort d’usage ? Voici l’essentiel à connaître pour faire le bon choix.


Comprendre les différences : micro USB et micro XLR


Le premier critère qui jalonne la sélection d’un micro concerne sa connectique. Deux grandes familles équipent aujourd’hui le marché :


  • Microphones USB : Ils se branchent directement à un ordinateur (PC, Mac, tablette) via un port USB. L’installation est souvent immédiate (« plug-and-play »), sans matériel additionnel.
  • Microphones XLR : Dédiés initialement au monde professionnel, ils nécessitent l’usage d’une interface audio ou d’une table de mixage avec entrée XLR. Ils offrent des possibilités d’évolution et de personnalisation bien plus étendues, mais demandent une installation plus poussée.

À noter : certains modèles dits « hybrides » proposent les deux connectiques, ce qui peut être un excellent compromis pour évoluer selon ses besoins.


Qualité sonore : un critère clé, mais nuancé


Le rendu audio, principal enjeu pour se faire entendre sans s'excuser de nouveau à chaque coupure, dépend de plusieurs éléments : la directivité du micro, la taille de la membrane, la gestion du bruit de fond et le type de convertisseur (numérique ou analogique). Voici ce qu’il faut retenir :


  • USB : Même les micros USB modernes offrent une excellente qualité pour la voix (visioconférence, podcast amateur, entretien vidéo). Idéal pour débuter sans complexité et pour ceux qui veulent éviter d’investir dans d’autres éléments (interface, alimentation fantôme, câblage).
  • XLR : Souvent considéré comme la référence en studio, le micro XLR offre une marge de progression supérieure : dynamique accrue, isolation du bruit, chaleur du timbre. Il excelle si vous souhaitez produire des podcasts exigeants ou faire de la prise de son évoluée sur le long terme.

Directivité : bien orienter la capture pour éviter les bruits parasites


La directivité (direction selon laquelle le micro capte les sons) influence grandement la qualité d’écoute pour les correspondants. Pour la visioconférence et le podcast, privilégiez :


  • Microphones cardioïdes (capte devant, réduit les sons latéraux et arrière) : le plus répandu pour isoler la voix et limiter les bruits ambiants (TV, voisins, circulation).
  • Microphones omnidirectionnels : captent tout autour du micro. Moins adaptés en home office ou si l’environnement est bruyant.
  • Microphones à directivité commutable : intéressants pour partager le micro à deux ou varier les usages (solos ou interviews).

Des options supplémentaires, comme un filtre anti-pop ou une bonnette, peuvent par ailleurs limiter les sons indésirables lors de la respiration ou des consonnes « p »/« b ».


Facilité d’utilisation et installation : un facteur capital pour le quotidien


  • USB : Ici, c’est simplicité et rapidité. Quelques secondes suffisent pour être opérationnel sur Zoom, Skype ou Teams. Aucun pilote particulier à installer dans 90 % des cas.
  • XLR : Nécessite une interface audio, parfois un peu de patience pour connecter le micro, régler les niveaux et choisir la bonne entrée dans les paramètres système. La qualité est supérieure, mais la prise en main peut être moins « instantanée ».

À savoir : si vous hésitez, notez qu’il existe des micros USB avec un monitoring direct (prise casque intégrée), idéal pour entendre en temps réel votre voix et ajuster votre position.


Compatibilité : attention à votre matériel informatique


  • USB : Compatible d’emblée avec la plupart des PC et Mac récents, ainsi qu’une part grandissante de tablettes et de smartphones (prévoir souvent un adaptateur OTG).
  • XLR : À réserver si vous prévoyez d’utiliser une interface audio (Focusrite Scarlett, Behringer UMC, Yamaha AG, etc.) ou un enregistreur externe. Un investissement qui peut doubler (ou tripler) la facture initiale.

Budget et rapport qualité/prix : jusqu’où investir ?


  • Micros USB d’entrée/milieu de gamme : De 40 à 120 €, fournis avec pied ou perche, câble et parfois filtre anti-pop. Idéal pour débuter, tenir la route lors de réunions exigeantes ou enregistrer un podcast familial.
  • Micros USB premium : Entre 120 et 200 €, qualité sonore renforcée, robustesse accrue, monitoring direct parfois, design étudié pour l’ergonomie.
  • Micros XLR : Comptez 80 à 300 € pour un micro « studio », mais pensez à ajouter l’interface audio dédiée (entre 70 et 250 € selon le modèle). À privilégier lors de projets créatifs réguliers ou semi-professionnels.

Ergonomie, pied de table ou bras articulé : le confort fait la différence


Pour enregistrer ou dialoguer sans fatigue, la stabilité du micro est essentielle :


  • Certains modèles USB sont livrés avec un pied de table antidérapant, pratique pour les petits espaces ou les utilisateurs nomades.
  • Pour des podcasts ou des réunions longues, un bras articulé (à serrage ou à pince) permet de positionner le micro exactement devant soi et de libérer l’espace sur le plan de travail.
  • Un support anti-vibration (« shock mount ») isole efficacement le micro des bruits de manipulation ou des tremblements de table, très utile en appartement.

Exemples phares : quelques modèles pertinents


  • USB, simple et efficace :
    Blue Yeti, Audio-Technica ATR2100x-USB, Rode NT-USB Mini, Samson Q2U.
  • XLR, le standard professionnel :
    Shure SM58, Rode PodMic, Audio-Technica AT2020, Rode Procaster.
    (À utiliser avec une interface audio comme Focusrite Scarlett Solo, Behringer UMC22 ou Yamaha AG03.)
  • Hybrides USB/XLR : Audio-Technica ATR2100x-USB, Samson Q2U – pour garder toute évolutivité.

Conseils pratiques pour un usage à la maison ou en bureau partagé


  • Privilégiez un micro cardioïde USB avec pied stable pour la grande majorité des usages (visioconférence, enregistrements, conversations Skype avec la famille).
  • Évitez les micros « cravate » d’entrée de gamme, facilement sensibles aux bruits de contact et généralement moins robustes.
  • Pensez à l’environnement : limitez les bruits de fond (fermez portes et fenêtres, placez le micro près de votre bouche, réglez le volume d’entrée avec soin).
  • Testez votre voix (fonction « dictaphone » ou enregistrement audio natif sur PC) avant une réunion critique ou le lancement d’un podcast : mieux vaut corriger l’écho ou les bruits de clavier en amont.

FAQ : questions fréquentes sur l’achat d’un micro USB ou XLR


  • Un micro USB fonctionne-t-il sur tous les PC ?
    Sur les modèles de moins de 10 ans, aucun souci. Plusieurs tablettes et certains smartphones l’acceptent aussi (avec adaptateur USB-C ou Lightning le cas échéant).
  • Le micro XLR apporte-t-il quelque chose en visioconférence ?
    À moins de travailler dans des environnements très bruyants ou d'avoir des exigences de podcast avancées, la différence de qualité peut être ténue pour la simple visio. Mais il devient incontournable pour l’enregistrement multipiste, les voix-off ou une utilisation évolutive.
  • Puis-je brancher deux micros pour un podcast à deux ?
    Avec un micro USB, c’est rarement possible sans ruser côté logiciel. En XLR, il suffit d’un enregistreur ou d’une interface avec deux entrées. Prévoyez alors le budget.

À retenir : La meilleure solution est celle qui équilibre simplicité d’usage, qualité de son, budget et perspectives d’évolution. Pour la grande majorité des utilisateurs, un bon micro USB suffit pour gagner nettement en intelligibilité et en confort. Les configurations XLR sont à privilégier dès lors que l’audio devient un loisir régulier ou un projet familial récurrent.
Prendre le temps d’écouter des tests, comparer les accessoires fournis et vérifier la compatibilité avec votre matériel permet d’éviter les mauvaises surprises et de trouver le bon compagnon pour bien s’exprimer à l’ère du numérique.

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