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Faut-il vraiment installer un antivirus sur son smartphone en 2024 ?

Par Maxime
6 minutes

Quels risques réels pour son smartphone en 2024 ?<\/h2>

Impossible d'imaginer le quotidien sans son smartphone. Nos téléphones sont devenus des centres névralgiques : photos, messages, comptes bancaires, impôts, réseaux sociaux et même objets connectés à la maison. Mais alors que les ordinateurs de la maison s’accompagnent souvent d’une protection antivirus, doit-on faire la même démarche sur Android ou iPhone ? La question mérite une analyse approfondie en 2024, tant les arnaques se multiplient… et la réalité n’est pas forcément là où on l’attend.<\/p>

Mythe ou réalité : un smartphone peut-il être infecté ?<\/h2>

Face à la montée de la cybercriminalité, les éditeurs d’antivirus jouent la carte de la prudence et rappellent que la menace est permanente. Pourtant, les smartphones modernes disposent de barrières logicielles et matérielles bien plus strictes que les PC classiques : chaque app fonctionne dans une sorte de cage virtuelle, séparée du système et des autres applications.<\/p>

Malgré ces protections, certains cas d’infection sévère sont recensés, notamment :<\/p>

  • Applications piégées téléchargées hors des boutiques officielles (APK pirates sur Android)<\/li>
  • Liens frauduleux reçus par SMS ou messageries (phishing, hameçonnage efficace, fausses notifications)<\/li>
  • Publicités toxiques ( malvertising<\/em> ) sur certains sites ou applications gratuites douteuses<\/li>
  • Exploits ciblant les failles système (souvent rapidement corrigées par les fabricants, mais parfois tardivement sur les modèles anciens)<\/li> <\/ul>

    Fait notable en 2024 : la majorité des menaces qui visent les smartphones cherchent surtout à tromper l’utilisateur pour l’inciter à communiquer des informations sensibles (codes, mots de passe, coordonnées bancaires), plus qu’à paralyser ou supprimer des fichiers comme le faisaient les “vieux” virus de nos PC.<\/p>

    Antivirus : comment fonctionnent-ils sur mobile ?<\/h2>

    Les applications antivirus pour smartphones promettent sensiblement les mêmes services que leurs homologues PC : détection de programmes suspects, analyse des fichiers, protection web, filtre d’appels indésirables, voire gestion de la confidentialité et optimisation de la batterie. Mais il y a une limite technique : la sécurité du système d’exploitation bride énormément les possibilités d’accès des apps tierces. Impossible d’analyser à la racine les programmes du téléphone comme sur Windows, sauf dans le cas très particulier d’un téléphone “rooté” (débridé), pratique fortement déconseillée.<\/p>

    Conséquences : sur Android comme sur iOS, l’antivirus joue souvent un rôle complémentaire : vérification des applications installées, alertes lors de connexions ou téléchargements suspects, accompagnement en cas de vol, conseils pour changer un mot de passe ou éviter les réseaux Wi-Fi publics risqués.<\/p>

    Android versus iOS : deux stratégies opposées<\/h2>

    Android, le système de Google, est le plus ciblé par les applications antivirus, pour une raison simple : il offre une plus grande liberté aux utilisateurs, qui peuvent installer des fichiers APK hors du Google Play Store. Cette ouverture accrue démultiplie les risques… à condition d’avoir des usages aventureux.<\/p>

    Sur iOS (iPhone, iPad), Apple verrouille très strictement l’installation d’applications et l’accès au système. Les applications antivirus sur iOS ne peuvent pas “scanner” le téléphone comme sur Android ou Windows : elles se contentent de surveiller les liens web visités, proposer un VPN, et offrir des outils de “coaching” en sécurité. Si votre iPhone n’est pas jailbreaké, le risque réel d’infection demeure extrêmement faible.<\/p>

    Arnaques numériques : premiers postes de menace en 2024<\/h2>
    • Le phishing (hameçonnage) : Toujours numéro 1 des risques : copie d’un site bancaire, fausse application administrative, SMS annonçant un colis ou une amende, etc. L’antivirus ne peut pas tout bloquer automatiquement, mais certaines suites repèrent les sites frauduleux célèbres et affichent un avertissement.<\/li>
    • Escroqueries d’abonnement caché : Des apps gratuites promettent de fausses fonctionnalités (lampe torche, scanner de documents…) et abreuvent de publicités, voire déclenchent un abonnement payant sans s’en rendre compte.<\/li>
    • Espionnage ou vol de données : Quelques applications (souvent installées à l’insu de la victime par un proche) collectent géolocalisations, SMS ou conversations, mais restent difficiles à débusquer sans outils spécialisés.<\/li>
    • Publicités toxiques : Certaines apps diffusent des fausses alertes "votre téléphone est infecté, installez telle appli pour nettoyer" : il s’agit en fait de publicités intrusives pour vendre un produit inutile, voire dangereux.<\/li> <\/ul>

      Si le scénario d’un smartphone rincé par un “vrai” virus est rare, la multiplication des fraudes reste le quotidien de nombreux utilisateurs – et il n’existe pas d’outil miracle.<\/p>

      Pourquoi installer (ou ne pas installer) un antivirus sur son smartphone ?<\/h2>

      Bonnes raisons de s’équiper :

      • Vous naviguez souvent sur des sites méconnus ou téléchargez hors des boutiques officielles<\/li>
      • Vous partagez votre téléphone ou votre tablette entre plusieurs membres de la famille<\/li>
      • Vous souhaitez une sécurité “tout-en-un” (antivol, sauvegarde, coffre-fort mot de passe)<\/li>
      • Vous voulez une surveillance proactive contre les liens frauduleux envoyés par SMS ou email<\/li>
      • Votre smartphone Android ne reçoit plus de mises à jour système, et les failles de sécurité risquent de s’accumuler<\/li> <\/ul>

        Situations où s’en passer n’est pas risqué :

        • Vous n’installez que des applications validées (Play Store ou App Store)<\/li>
        • Votre téléphone est récent et régulièrement mis à jour<\/li>
        • Votre vigilance contre les arnaques (phishing, SMS bizarres) est déjà élevée<\/li>
        • Vous ne stockez pas de données confidentielles, ou limitez leur accessibilité (banque, impôts…)<\/li> <\/ul>

          Les limites des applications antivirus mobiles en 2024<\/h2>

          Malgré des publicités impressionnantes, aucun antivirus sur mobile n’est infaillible. Plusieurs analyses indépendantes (AV-Test, AV-Comparatives) rappellent que les meilleurs outils pour Android détectent la majorité des campagnes malveillantes… mais la plupart des apps moins connues sont inefficaces, voire même trompeuses. Méfiez-vous donc des installations proposées au détour d’une bannière ou d’un SMS, qui peuvent elles-mêmes s’avérer être… le cheval de Troie qu’elles prétendent combattre.<\/p>

          Sur iPhone, la quasi-totalité des antivirus n’a qu’un rôle secondaire (conseils, VPN, veille sur l’adresse email en cas de fuite).<\/p>

          Recommandations pratiques pour tous les usages<\/h2>
          • Privilégier le Google Play Store ou l’App Store : Ne jamais installer d’applications depuis un lien inconnu ou un fichier reçu par mail/SMS.<\/li>
          • Vérifier les autorisations demandées : Une application lampe torche réclame l’accès aux SMS ou au micro ? Fuyez.<\/li>
          • Tenir le système à jour : Installer régulièrement les mises à jour Android/iOS, qui corrigent de nombreuses failles.<\/li>
          • Sensibiliser son entourage : Un paramètre clé pour les proches moins familiers des risques numériques. Bon à savoir : Certains éditeurs permettent de coupler la licence ordinateur/mobile pour un tarif unique (ex : Bitdefender, Kaspersky, Norton).<\/li> <\/ul>

            En cas d’infection ou d’arnaque, que faire ?<\/h2>
            • Supprimez sans attendre toute application suspecte (nom inconnu, icône étrange, installation non sollicitée).<\/li>
            • Changez vos mots de passe sensibles depuis un appareil sain (banque, emails, réseaux sociaux, impôts).<\/li>
            • Signalez le problème à votre opérateur ou à la plateforme officielle (Play Store : signaler cette app / App Store : signalez un problème).<\/li>
            • Réinitialisez le téléphone si le comportement anormal persiste (attention aux sauvegardes infectées).<\/li> <\/ul>

              Témoignages : retours du terrain<\/h2>
              • Jean, 64 ans : “Ma tablette Android affichait des pop-ups sans arrêt. J’ai installé un antivirus, rien n’a changé… En fait, une appli ‘gratuite’ téléchargée d’un forum en était la cause. Effacée, tout est rentré dans l’ordre.”<\/li>
              • Lina, 71 ans : “Sur iPhone, j’ai reçu un mail ‘Apple’ m’annonçant une anomalie. L’antivirus n’a rien signalé, c’était un faux site. Heureusement, ma petite-fille m’a expliqué de ne jamais cliquer sur ces liens.”<\/li> <\/ul>
                Conseil central : la meilleure protection reste la vigilance de l’utilisateur, bien plus que la multiplication d’applications de sécurité.<\/b><\/blockquote>

                À retenir pour vos usages quotidiens<\/h2>
                • Sur smartphone, la menace principale en 2024 reste la tentation de tromper l’utilisateur (phishing, fausse app), plus que le piratage automatisé.<\/li>
                • Installer un antivirus reste utile si votre usage vous expose (téléchargements hors boutique officielle, vieux modèle, téléphone partagé).<\/li>
                • Sur iPhone, la meilleure défense reste le bon sens : limiter les clics sur des liens suspects, refuser l’installation d’apps inconnues.<\/li>
                • La majorité des suites antivirus sérieuses offrent une protection automatique, complémentaire – mais jamais infaillible.<\/li>
                • En cas de doute, parlez-en à un proche ou consultez les forums spécialisés : une manipulation précoce évite souvent bien des tracas.<\/li> <\/ul>

                  Conclusion : la prudence avant tout. En 2024, un antivirus sur smartphone n’est pas systématiquement indispensable, surtout sur iPhone, mais il reste recommandé pour certains usages Android exposés. Mieux vaut privilégier les bons réflexes, les mises à jour régulières et un minimum de curiosité face à toute promesse “miraculeuse”. À chacun de s’équiper selon son profil, en gardant à l’esprit que l’utilisateur est toujours le premier maillon de la chaîne de cybersécurité.<\/p>

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